Petits écrits

La fin d’Apterus

[Le but était d’écrire une histoire avec deux points de vue différents sur la scène.]

Nous étions tous les deux dans l’herbe, le soleil était magnifique.
Notre peau était déjà rougie et noircie mais nous appréciions quand même ce bain qui ravivait nos corps !

Quelle belle saison que celle-ci.
Déjà deux jours qu’Apterus et moi faisions tout notre possible pour pouvoir enfin enfanter.
Elle était si belle en ce moment.

Ses jambes interminables donnaient le tournis ! Vraiment, vous auriez vu quand elle était près du grand chêne !
C’était vraiment une journée magnifique. Mais moins que ma Apterus d’amour.

J’ai accouru vers elle. Avec toute la vitesse avec laquelle mes jambes me permettaient de prendre !
C’était le bon moment je le sentais.

Soudain, je sentis une force sur-humaine me projeter loin.
Là-haut je voyais un torrent d’eau qui jaillissait d’une cascade gigantesque et noyait celle qui se trouvait être la femme de ma vie.

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Je m’appelle Timéo, j’ai 7 ans !
J’aime beaucoup jouer ! Surtout dehors au foot !

Et contre l’arbre !

Oh ! Mais ils font quoi les deux gendarmes là contre l’arbre ? Ils sont beaux : rouges et noirs. Mais ils sont l’un sur l’autre.
J’enlève celui du dessus… et hop je jette le contenu de ma bouteille d’eau sur celui qui reste hahahahahaha !

Le bleu du vent

[Le but était d’écrire une histoire en rapport à la couleur]

Assise près du lac azur, je n’osais plus lever les yeux.

La vitesse de l’instant : je ne voyais plus en moi que le feu de ma folie qui me consumait, peu à peu.

Ce n’était plus censé se passer comme cela, le sang ne devait plus couler. Mais encore une fois j’en étais arrivée au même point : ma noirceur l’avait emporté : déjà le sang devenait bordeaux.

Seul le mistral venait adoucir la brise ensanglantée et me ramenait vers la forêt impériale.

Les corps sans vie allongés ne me faisaient plus rien, je décidais simplement d’une façon un peu glauque de les abandonner là.

Ce n’était pas la première fois que j’accédais à cette partie animale en moi. Toujours le même rituel : disposer discrètement dans les poches de chacun des petits dispositifs explosifs en me faisant passer pour la cousine – Tiffany – de la mariée. Puis je finissais le travail avec ceux ayant esquivé mes propositions pourtant si neutres. Comment ? Disons simplement qu’eux ne renaîtront pas de leurs cendres dans cette maison de briques que je fermais de ma clé rouillée. Les plus récalcitrants ? Les petits réglisses que j’avais distribués sentaient plutôt le sapin pour leur avenir prochain. J’aimais particulièrement ce carmin qui coulaient de leurs oreilles à ce moment là. Les derniers ? Un travail bien fait nécessite des finitions mains, les bouteilles en verre ne manquaient pas de finir faire couler l’encre de leur crâne.

Vous me croyez givrée ? Et pourtant bien plus humainement que vous je sais apprécier ce coucher du soleil indigo si particulier dans la région que m’amène le vent – comme la fauve et belle récompense de ma céleste réussite.